Il est de bon ton de présenter le théâtre comme le lieu de tous les possibles, de tous les ébranlements. Il est
plus délicat d’affirmer qu’il est aussi parfois – souvent, diront certains – le lieu de l’ennui. D’où vient cet
ennui? Comment expliquer la lassitude du spectateur, du critique, du praticien? Tentant de définir l’ennui
circonstanciel devant une pièce peu réussie ou encore l’ennui généralisé devant une certaine pratique
convenue et sclérosée, nos collaborateurs interrogent sans ménagement un art qui pourtant les passionne.De
l’évacuation du sens au manque d’audace, en passant par le glissement sournois entre art et divertissement, ils
explorent de nombreuses pistes et nomment leurs malaises avec sensibilité ou avec mordant.
• L’expérience de l’ennui. Réflexions de Jean-François Chassay, Benoît Melançon, Gilbert Turp et H.Jacques
•Correspondance entre Evelyne de la Chenelière et Alice Ronfard

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